Didier Ricard – Des services sur mesure appuyés par des synergies de médiation
Qui suis-je ?

Didier Ricard
Médiateur praticien – Accompagnateur
Médiateur inscrit auprès des Cours d’appel de Limoges et de Bordeaux.
Ingénieur géologue de formation initiale et fort de 37 ans d’expérience dans la direction de projets complexes, j’ai découvert en 2012 la richesse du processus de la médiation pour fluidifier les relations humaines et prévenir les conflits à différentes échelles de temps.
Expertise en Médiation & Systémie
Depuis 2012, en parallèle de mes activités professionnelles, je me suis formé et ai mis en pratique des processus de médiation.
🎓 Diplôme Universitaire sur la médiation et ses pratiques (civile, commerciale et sociale) ;
📜 Certification en pratique de la médiation en entreprises ;
🧠 Approches systémiques (École de Palo Alto) et de la Communication NonViolente (CNV) ;
💬 Participation à des ateliers sur la gestion des conflits et le développement des compétences psychosociales ;
🌍 Contribution à des actions au Burkina Faso pour des formations sur ces sujets, dans des écoles primaires (voir plus loin).
37 ans d’ingénierie et de gestion de projets
🏗️ Travaux Publics (27 ans) : Montage, chiffrage et pilotage de projets complexes (ouvrages d’art, routiers, barrages, fondations spéciales, irrigation) pour TPE, PME, ETI et Grands Groupes, en France et à l’étranger. Mes spécialisations étaient portées particulièrement sur les travaux de fondations, restauration d’ouvrages et construction de ponts.
🌱 Transition & Monde Agricole (10 ans) : Développement de projets liés aux énergies renouvelables et à l’agrivoltaïsme, gestion des risques et réglementations d’urbanisme. Collaboration avec les acteurs territoriaux, et plus particulièrement avec le monde agricole.
🎯 Mon approche : une culture pratique du terrain groupant les entreprises, les collectivités et personnes de tous genres.
En tant que Médiateur, je suis praticien de la prévention et de la gestion des conflits. J’utilise différentes approches — médiation & négociation raisonnée & concertation & dynamique de groupes — pour intégrer au mieux les enjeux globaux et permettre aux personnes de concevoir leurs propres solutions, garantes de la réussite de leurs projets.
Ricard Didier – PPD Médiation – Bâtir des ponts

L’image du pont, avec son caractère durable, est venue naturellement à moi dès le début de mes pratiques de médiateur, avec des analogies qui pourraient se résumer ainsi :
« Mieux vaut bâtir des ponts qu’ériger des murs. »
Le pont est un symbole de la culture de la médiation. L’acronyme PPD signifie suivant la situation Pont Pour des Dialogues (ou Ponts pour des Projets Durables en médiation de projet) ℹ️
En travaillant sur la communication, la médiation peut intervenir à tous les stades de la relation : pour prévenir l’apparition des fossés, réguler les tensions du quotidien et régler les conflits déclarés.
L’approche en médiation considère la situation dans sa globalité en sachant que beaucoup de sujets peuvent être liés. Les acteurs, qu’ils soient physiques ou moraux, ne vivent pas isolés et sont en inter-actions : ils font partie d’un ensemble où tout est interconnecté. Bâtir des ponts, c’est aussi cartographier et fluidifier des liens pouvant s’entrecroiser.
RÉSEAUX & SYNERGIES DE MÉDIATION

La résolution des conflits et la construction de ponts sont par nature complexes et peuvent faire l’objet d’intervention de plusieurs compétences.
Pour répondre avec justesse à la diversité des besoins des personnes, il est proposé une palette de solutions adaptées au plus près des besoins des acteurs, avec des médiateurs ou instances diverses locales cultivant le dialogue, la proximité, l’écoute directe et des accompagnements ancrés sur l’autonomie des personnes.
🤝 Selon la complexité des situations (notamment en intégrant des sujets familiaux), nous travaillons main dans la main avec d’autres médiateurs professionnels pour croiser les regards et enrichir le processus.
🏛️ Membre actif de l’ANM (Association Nationale des Médiateurs) et d’EMI Médiation, nos pratiques s’alignent sur les exigences de rigueur recommandées par le CNM (Conseil National de la Médiation).
Pour aller plus loin :
Association Nationale de la Médiation et Espace Médiation & Idées
Les adhésions à l’ANM et EMI forgent des engagements associatifs en faveur de la promotion et des valeurs que véhiculent la médiation. Elles permettent également d’être dans des réseaux favorisant échanges, collaboration et apport de compétences supplémentaires suivant les besoins exprimés par les personnes.
Créée en 1993, l’ANM est un réseau d’envergure nationale avec des délégations régionales. Elle est aussi partie prenante de l’association Médiation 21 regroupant une trentaine d’associations, sociétés et centres représentatifs de la diversité des domaines de la médiation.
Espace Médiation & Idées est une association ancrée en région toulousaine, regroupant une dizaine de médiateurs. Son secteur d’intervention est l’Occitanie et une partie de la Nouvelle Aquitaine. Les valeurs d’EMI sont Accompagner dans la résolution de vos différends, Aider à prévenir les freins de vos projets, Promouvoir la culture à la médiation, Favoriser le « vivre ensemble », Réfléchir sur la place du Droit dans nos sociétés.
Conseil National de la Médiation

Le Conseil national de la médiation (CNM) a été créé en 2021. Cette instance de proposition, de réflexion et de consultation est placée auprès du garde des Sceaux. Elle est composée de personnalités qualifiées et de représentants des associations intervenant dans le champ de la médiation, des administrations, des juridictions et des professions du droit.

Destinées aux pouvoirs publics et aux acteurs de la médiation, ces 75 recommandations « traduisent la confiance collective des membres du CNM dans la médiation comme outil de paix sociale au profit de la confiance dans l’institution judiciaire »
Pour plus d’informations : Le CNM remet son rapport de fin de mandat
Un exemple d’un projet mené au Burkina Faso avec un accompagnement en médiation de projet
ASD-Burkina – Éducation – Agroécologie – Résilience
Avec des amis burkinabè, nous avons eu des réflexions en 2014 sur « Comment mettre en place un projet au Sahel afin que les enfants puissent aller à l’école ?».
Ces premiers échanges ont été riches en dialogues sur « comment décliner une vision globale ? » tout en considérant des Objectifs de Développement Durable (ODD), qui étaient en cours d’évolution à cette époque là pour une universalité d’un programme proposé à tous en 2015, aux 193 membres États membres de l’ONU (Organisation des Nations Unies).
Ce programme global et systémique de l’ONU se décline en 17 ODD, structurés autour de 5 grands piliers dits des 5P, tournés vers la dignité et l’égalité des Peuples, la protection de la Planète pour les générations futures, une Prospérité des êtres humains en harmonie avec la Nature, la Paix et les Partenariats à travers des alliances mondiales solides.

C’est dans ce cadre que l’association Burkinabè Actions Solidaires pour le Développement – Burkina Faso (ASD-B) a été créée en 2015 par un groupe de femmes et d’hommes s’engageant à utiliser leurs compétences et capacités pour soutenir des projets et programmes d’appui au développement local dans les domaines de l’éducation, l’agroécologie et la résilience, notamment pour les personnes en insécurité alimentaire, victimes d’attaques violentes, jeunes en difficultés,…
Fondées sur des valeurs de solidarité et d’autonomie, les démarches d’ASD-B placent les partenaires locaux au cœur de la conception et de la réalisation des projets. Cette logique de médiation de projet intègre aussi des alliances avec des partenaires techniques et financiers étrangers, selon un principe clé : chacun est auteur et acteur de son propre changement.
Ce paradigme systémique de « ponts dans tous les sens » se traduit dans le présent site avec l’acronyme PPD :
► Ponts pour des Projets Durables : Des alliances en résonance aux 17 ODD pour le Développement Durable,
► Ponts Pour des Dialogues : Des échanges sur la promotion de la paix par l’éducation aux dialogues.
Les actions d’ASD-B présentées dans la vidéo ci-dessous illustrent cette capacité d’appropriation locale :
Une dynamique ancrée dans les objectifs mondiaux
Ces formations, menées en parfaite autonomie par les acteurs burkinabè en concertation avec les autorités éducatives et de cohésion sociale, visent la transformation durable des mentalités. Elles s’articulent autour du respect des chartes internationales relatives aux droits de l’homme et de l’enfant, constituant ainsi une contribution concrète à la construction d’une société plus pacifique et inclusive (ODD16) et aussi pour une éducation de meilleure qualité sur les sujets de coopération et de dialogues inclusifs (ODD4).
Informations sur les contenus de ces formations en concertation avec les autorités locales
RÉSUME DES FORMATIONS
- Formation 1 : Méthodes pédagogiques innovantes Cette session visait à rehausser le niveau du système éducatif par le renforcement des capacités des enseignants. Les participants ont été formés à différentes formes de pédagogie innovantes et coopératives (différenciée, de groupe, de l’erreur, du tutorat et de la maîtrise). Le modèle repose sur la transmission : les enseignants formés devront relayer ces pratiques auprès de leurs collègues, avec l’ambition d’impacter environ 6 000 élèves sur une période de trois ans.
- Formation 2 : Gestion des conflits et Communication Non Violente (CNV). Axée sur la construction de la paix à l’école, cette formation a permis aux professionnels d’explorer les concepts d’empathie et la Communication Non Violente développée par Marshall Rosenberg. L’objectif était de fournir aux enseignants les outils nécessaires pour écouter sans préjugés et prévenir ou désamorcer les violences et conflits récurrents en milieu scolaire, que ce soit entre élèves, entre enseignants, ou avec les parents.
- Formation 3 : Droits et devoirs des enfants. Cette formation s’est concentrée sur les cadres juridiques fondamentaux entourant l’enfant. Elle a mis en exergue la Convention internationale et les textes de l’ONU relatifs aux droits de l’homme et aux droits des enfants. Les formateurs ont clarifié le statut de l’enfant et de l’élève à travers les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux. Le programme visait non seulement à accroître les connaissances théoriques, mais aussi à assurer l’application effective de ces droits fondamentaux à la fois dans le cercle familial et au sein du système éducatif. Par ailleurs, une réflexion centrale a été menée en groupes pour définir de manière équilibrée les devoirs de l’enfant, souvent moins mis en valeur que ses droits.
CONCERTATION AVEC LES AUTORITÉS LOCALES ET TÉMOIGNAGES
La pertinence des trois formations ont reposé sur une démarche inclusive menée en partenariat avec l’association HAMAP Humanitaire. Cette initiative a pu s’ancrer solidement grâce à la concertation et au soutien de plusieurs autorités et figures locales :
- Le Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo a représenté le Ministère de l’éducation nationale lors des ouvertures.
- La démarche s’inscrit en cohérence avec les initiatives de l’État, comme l’a prouvé la mention de la Direction générale de la cohésion sociale, une instance rattachée au Ministère de l’administration territoriale.
- L’homme de culture burkinabè, Me Titinga Frédéric Pacéré, a parrainé la formation sur la paix en faisant le pont avec les règles de vie des sociétés traditionnelles.
- La session sur les droits a également impliqué la Direction régionale et les cadres du Ministère de l’éducation.
Les témoignages recueillis à l’issue des ateliers illustrent parfaitement la richesse et l’impact de ces rencontres :
- Les enseignants se disent désormais confiants et outillés pour améliorer leurs pratiques en classe, notamment en appliquant le tutorat et le travail en petits groupes.
- La découverte de la CNV a provoqué de véritables prises de conscience ; certains participants ont réalisé que leurs difficultés passées venaient d’un manque de langage empathique, et se sentent à présent prêts à endosser un rôle de médiateur ; d’autres ont évoqué une éducation à la citoyenneté.
- Face à l’enseignement des droits, un enseignant a résumé le sentiment général en expliquant que côtoyer des enfants chaque jour en ignorant leurs droits et leurs devoirs rendrait leur tâche d’éducateur « vraiment difficile », qualifiant cette initiative de bienvenue.
Le concept du pont interculturel : Le leitmotiv de cette collaboration repose sur la création de ponts symbolisant la communication et la solidarité.
Vers une convergence universelle : Ces ponts — qu’ils soient entre individus, associations, sociétés de tous genres et institutions —visent le mieux-être des deux côtés, témoignant d’une volonté commune de bâtir des sociétés apaisées.

ASD-B continue ses actions portant actuellement sur des formations dans les écoles et sur des renforcements de pratiques des agriculteurs en agroécologie : voir https://asd-burkina.alwaysdata.net/
Outre des moyens mis en place sur les sujets précités (ODD16 et 4), ces actions contribuent à œuvrer sur d’autres objectifs de développement durable, notamment :
Personnalités ayant cité la construction de ponts
Ci-dessous un choix de personnalités plus ou moins connues pour illustrer des valeurs unifiantes de la construction de ponts.
🇪🇺 COLUCHE (Social & Populaire)
◆ Fonction et rôle social : Humoriste, comédien et icône de la solidarité populaire.
◆ Une citation attribuée à Coluche et reprenant son esprit d’engagement (1985/86) :
« La vie, c’est savoir quoi faire avec les pierres sur lesquelles on trébuche : soit construire des murs, soit construire des ponts. »
◆ Circonstance et héritage (Restos du cœur)
Prononcée lors de la mobilisation médiatique frénétique qui a suivi son célèbre appel du 26 septembre 1985 sur Europe 1 (« J’ai une petite idée comme ça… »). Face aux obstacles administratifs et politiques (les « pierres ») pour ouvrir les premiers centres de distribution des Restos du Cœur, il oppose cette philosophie pragmatique de la solidarité.
Son impulsion survit intensément à travers Les Restos du Cœur, qui continuent d’allier solidarité concrète et lien social de proximité.
🇪🇺 DOMINIQUE PIRE (Humanisme & Droits de l’Homme)
◆ Fonction et rôle social : Prix Nobel de la paix (1958) pour son action en faveur des réfugiés de la Seconde Guerre mondiale. Il a repris et popularisé en Europe, en pleine Guerre froide, la célèbre pensée d’Isaac Newton : « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. ». Il disait qu’il était un médiateur et un constructeur de ponts.
◆ Sa citation (conférence 1954) :
« Le dialogue fraternel est un pont jeté entre deux personnes. Ce pont ne demande pas que l’on abandonne sa rive. Au contraire, pour qu’un pont soit solide, il faut que les deux piliers, sur chaque rive, soient fermement ancrés. Gardez vos convictions, je garde les miennes, mais marchons sur le pont pour nous rencontrer au milieu. »
◆ Circonstance et héritage (des Images du coeur, de l’écoute)
En pleine Guerre froide, face à un continent divisé par le Rideau de fer, ce prêtre dominicain agissait avec une stricte neutralité pour exhorter les blocs de l’Est et de l’Ouest au dialogue. Cette démarche profondément humaine lui vaudra le Prix Nobel de la paix en 1958 et la création de plusieurs Villages européens pour réfugiés, dont le village Anne Frank en Allemagne.
Son héritage se perpétue à travers l’Université de Paix en Belgique (formation à la prévention et résolution positive des conflits), l’ONG Îles de Paix (développement durable) et l’Aide aux Personnes Déplacées (APD).
« Le dialogue fraternel ne demande pas d’abandonner ses convictions, mais de mettre provisoirement entre parenthèses ce que l’on croit savoir, le temps de comprendre la réalité de l’autre. »
🌍 Maître Titinga Frédéric PACÉRÉ (Alliances entre Culture, Droits et Devoirs)
La figure de Maître Titinga Frédéric Pacéré (Burkina Faso) peut être citée et faire synthèse sur ce qui a inspiré pour des actions au Burkina Faso. Avocat, écrivain et chef traditionnel, il a adressé en 1991 une lettre historique à 250 confrères dans le monde pour jeter un pont universel au-dessus des frontières judiciaires. Cet appel a mené à la fondation, en 1992 aux côtés du Bâtonnier de Paris Mario Stasi, de l’association Avocats Sans Frontières (ASF), dont l’action pour le droit à un procès équitable et l’accès à la justice reste un pilier humanitaire mondial notable.
◆ Sa citation : Extrait d’un poème « Les Ponts pour la Vie » (2014)
« …
La vie ne peut être que,
D’unisson et de symphonie,
De cœurs qui s’entrelacent ;
Ne peut être que,
De ponts,
De ponts qui unissent
Les Continents,
Les âges, les Civilisations,
Les Religions et les Dieux.
…
C’est la multitude qui soulève
Le toit pour que l’ombre soit,
De la case des Pères;
…
Les termites ajoutent,
De la terre à la terre;
…
La vie est de ponts
Et la Culture qui guide,
Le message profond de la Terre. »
◆ Circonstance : poème écrit en 2014 pour soutenir les actions portées par l’Association Actions Solidaires pour le Développement – Burkina Faso.
Aspects culturels de ce poème : « le concours de tous, l’apport de chacun »
Certains passages sont purement traditionnels, avec des sens endogènes forts correspondants pour certains à des phrasés rythmiques en percussion (bendrologie). Sens pour deux de ces refrains fédérateurs :
« Si la Termitière vit, elle ajoute de la terre à la terre »
Signifie que les citoyens doivent, et durant toute leur vie, construire la Nation.
« C’est une multitude Qui soulève le toit de la case Pour que l’ombre Soit de la maison »
Dans le contexte du Sahel, de la chaleur, c’est l’ombre qui est recherchée pour la vie et le bonheur de l’homme et de la famille; l’homme seul peut construire et élever le mur; mais le toit qu’on doit poser pour que l’ombre soit de la case, un seul homme ne peut pas le soulever et le poser; il faut toujours faire appel à une communauté, à plusieurs autres hommes; la phrase coutumière de sagesse et de construction de l’homme signifie que ce n’est pas un seul homme qui peut réaliser une valeur estimée de l’homme; il faut le concours de tous, il faut l’apport de chacun.
🏛️ Le symbole vivant de Manéga : Preuve tangible de ce pont jeté entre les cultures et les textes fondateurs du droit, Maître Pacéré a fait édifier au sein du Musée de Manéga (Burkina Faso) une reproduction du Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro de Paris. Ce lieu hautement symbolique fait résonner la mémoire universelle des droits humains avec l’esprit de dialogue et de fraternité des peuples.









